Publié le 01/10/2026

Le think tank TDIE a publié le 28 septembre une nouvelle étude sur la place des transports dans les programmes des candidats aux élections municipales de mars 2026, après un premier travail mené en 2020. Elle porte sur 25 territoires de référence, où 155 programmes ont été analysés, et recense également les contributions d’acteurs, parmi lesquelles celle de la FNMS. 

La mobilité figure parmi les cinq ou six thèmes majeurs des campagnes municipales, avec la sécurité, le logement, la propreté, l’éducation et les services publics. Si le vélo fait la quasi-unanimité et les piétons bénéficient d’une attention nouvelle, la place de l’automobile reste un thème clivant, notamment dans les villes petites, moyennes et de périphérie. 

Le stationnement a occupé une place centrale dans les propositions relatives aux mobilités. Abordé par la majorité des candidats, il est décrit comme un élément important des politiques locales, à la main des communes, et comme un marqueur politique fort. Les candidats de droite proposent généralement de faciliter le stationnement, surtout sur voirie, et souvent de baisser les tarifs. Ceux de gauche proposent plutôt d’inciter à se garer dans les parcs de stationnement pour libérer la voirie et réduire la place de la voiture. 

Ce partage schématique connaît des exceptions. À Lille et à Strasbourg, des candidats PS ou écologistes ont proposé eux aussi des baisses de tarif ou des gratuités ciblées, comme la gratuité sous conditions de ressources pour les riverains lillois ou douze jours de stationnement gratuit par an et par habitant à Strasbourg. En Île-de-France, hors Paris, des candidats de gauche comme de droite proposent des tarifs attractifs. 

Le stationnement apparaît aussi dans d’autres volets de l’étude. Sur le mode de gestion, la question de l’opérateur extérieur ou de la régie a été portée presque exclusivement par des candidats LFI. Ils proposaient une régie publique du stationnement à Toulouse, la reprise en régie des parkings urbains à Nantes et un réexamen du lien avec le concessionnaire à Châteauroux. Pour la logistique urbaine, plusieurs candidats proposent du stationnement réservé ou des tarifs préférentiels aux commerçants et aux livreurs. 

Sur le fond, TDIE constate que l’essentiel des décisions de mobilité seront prises à l’échelle intercommunale, par l’autorité organisatrice des mobilités, alors que le débat électoral se tient surtout dans les villes-centres. Nombre de candidats ont fait des propositions sur des compétences qui ne sont pas directement les leurs et évoquent rarement les leviers d’action réels, le financement ou encore la soutenabilité de leurs projets.