Le règlement sur l’accélération industrielle présenté le 4 mars a remis au premier plan une notion encore floue, apparue en septembre 2025 dans le discours de la présidente de la Commission européenne : celle de « petit véhicule électrique européen ». La définition précise de cette future catégorie M1e sera au coeur des débats dans les prochains mois.
Selon les critères figurant dans le paquet automobile, il s’agira de modèles de moins de 4,2 mètres de long. Les exigences en matière de contenu européen y sont assouplies par rapport aux autres véhicules électri-ques : l’assemblage dans l’UE reste obligatoire, mais un seul critère supplémentaire devra être satisfait (soit 70% de composants européens hors batterie, soit au moins trois composants principaux de la batterie, dont les cellules, produits en Europe). L’objectif affiché est de permettre à ces petites voitures d’rester accessibles au grand public.
En contrepartie, ces véhicules bénéficieront d’un « superbonus » dans le calcul des émissions de CO2 des constructeurs lorsqu’ils sont fabriqués en Europe, et éventuellement d’avantages à l’achat si les États membres en décident ainsi. La Commission s’engage par ailleurs à une stabilité réglementaire de dix ans pour cette catégorie.
Plusieurs points restent en débat. Le seuil de 70% de composants européens est jugé insuffisant par les équipementiers : la FIEV demande par exemple qu’il soit porté à 75%. L’actuelle présidence chypriote du Conseil a par ailleurs proposé d’ajouter un critère de consommation d’énergie, plafonné à 175 Wh/km.
