Les élections sénatoriales du 27 septembre 2026 renouvelleront la série 2 du Sénat, soit 178 sièges. Elles s’accompagneront de plusieurs départs parmi les sénateurs engagés sur les sujets de transports et de mobilités. Le scrutin, qui se tient six mois après les élections municipales de mars, sera fortement influencé par la composition des nouveaux conseils municipaux, dont sont issus l’essentiel des grands électeurs.
Cependant, à la différence des législatives de 2024, qui avaient vu de nombreux spécialistes du secteur des transports battus, ce renouvellement sénatorial ne devrait pas provoquer un bouleversement d’ampleur.
Le départ le plus notable sera celui de Didier MANDELLI, sénateur LR de Vendée, rapporteur de la loi-cadre sur les transports au Sénat et membre du conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFIT France), qui ne se représente pas, comme il l’avait annoncé dès le mois de mars. Plusieurs autres figures du secteur, élues ou réélues en 2023, ne sont en revanche pas concernées par ce scrutin et resteront donc en poste jusqu’en 2029. C’est le cas d’Olivier JACQUIN (PS, Meurthe-et-Moselle) ou encore de Vincent CAPO-CANELLAS (UC, Seine-Saint-Denis).
Parmi les sortants candidats à leur propre succession figure Hervé MAUREY (Union centriste, Eure), qui a notamment été rapporteur d’une mission de contrôle sur les concessions autoroutières. La principale inconnue du scrutin devrait concerner Philippe TABAROT, actuel Ministre chargé des Transports et Sénateur sortant des Alpes-Maritimes. Non seulement sa formation d’origine (LR) a investi deux listes distinctes menées par les sénatrices sortantes Dominique ESTROSI SASSONE et Alexandra BORCHIO FONTIMP, mais il devra aussi faire face à la concurrence d’une liste UDR-RN favorisée par les victoires aux municipales à Nice, Cagnes-sur-Mer ou encore Menton.
Le renouvellement sénatorial suscite par ailleurs des candidatures venues de l’Assemblée nationale, dans la perspective d’une présidentielle 2027 qui pourrait être suivie d’une dissolution et de nouvelles élections législatives. Ainsi, la députée Renaissance Olga GIVERNET, Secrétaire nationale du parti chargée des mobilités et rapporteure de la loi-cadre sur les transports, a officialisé sa candidature au Sénat.
