À l’approche des municipales, la FNMS a adressé une lettre ouverte aux listes candidates pour rappeler le rôle stratégique du stationnement dans les politiques urbaines. Elle rappelle ainsi que, s’il a longtemps été relégué au rang de sujet technique, le stationnement constitue désormais un levier d’attractivité économique, de régulation de l’espace public et de transition écologique.
La fédération plaide pour une tarification adaptée aux usages (différenciée, sociale, environnementale) plutôt que pour la gratuité, dont les effets sur la fréquentation commerciale se révèlent marginaux et dont le coût est supporté par l’ensemble des contribuables. Elle appelle également les élus à s’appuyer sur la DSP, modèle adopté dans plus de 60% des villes de plus de 40 000 habitants, qui transfère les risques financiers à l’opérateur tout en laissant à la collectivité la maîtrise de sa politique.
La FNMS évoque également dans sa lettre ouverte les évolutions technologiques du secteur (paiement dématérialisé, guidage en temps réel, intelligence artificielle), ainsi que ses enjeux environnementaux, notamment la solarisation et la végétalisation des parkings de surface.
Pour accompagner les futurs élus, la FNMS formule sept propositions :
- – créer un observatoire du stationnement pour piloter la politique locale avec des données objectives,
- – privilégier la gestion déléguée pour bénéficier d’expertises spécialisées,
- – renforcer l’articulation entre niveau communal et intercommunal,
- – optimiser la tarification pour garantir rotation et accessibilité,
- – mutualiser le stationnement pour libérer de l’espace public,
- – développer des parcs-relais et hubs de mobilité articulés avec les transports collectifs,
- – moderniser l’expérience usager en fluidifiant les accès et en simplifiant les paiements.
