Publiée le 27 août, une étude Insee quantifie l’effet propre des zones à faibles émissions (ZFE) sur le parc automobile et les émissions polluantes, en le distinguant du renouvellement tendanciel lié à l’âge des véhicules. L’analyse porte sur les neuf ZFE mises en place jusqu’en 2024 dans les grandes métropoles régionales, comparées à des intercommunalités similaires sans ZFE.
Le verdissement du parc est principalement porté par la dynamique de fond du marché automobile. Sur cinq ans, le parc de voitures Crit’Air 1 et électriques progresse de 88% dans les intercommunalités dotées d’une ZFE, mais seuls 5,8 points de cette hausse sont attribuables au dispositif lui-même.
Même logique sur les émissions : la baisse des oxydes d’azote (-39 % sur cinq ans) ne doit que 4,6 points aux ZFE, celle des particules fines (-31 %) seulement 1,4 point.
Parmi les autres résultats de cette étude, il ressort que les ZFE ne modifient pas significativement les comportements de déplacement : deux ans après leur mise en place, ni les distances parcourues ni les trajets domicile-travail en voiture ne diminuent, seul le nombre total de véhicules en circulation recule légèrement (-1,3 %).
Les auteurs notent enfin que les effets sont anticipés par les automobilistes dès l’annonce des restrictions, malgré des contrôles limités, le nombre de contraventions liées aux ZFE étant passé de 12 600 en 2019 à seulement 2 300 en 2024.
