Publié le 02/01/2026

Testée pour la première fois lors des Jeux olympiques de Paris 2024, la vidéosurveillance algorithmique (VSA) s’apprête à être rétablie pour trois années supplémentaires. 

L’Assemblée nationale a adopté le 17 décembre l’article 35 du projet de loi sur les Jeux olympiques de 2030, prolongeant l’expérimentation jusqu’en décembre 2027. Le vote solennel est prévu le 6 janvier, avec une possibilité de report au 13 janvier. 

Inaugurée lors des Jeux olympiques de Paris 2024, la vidéosurveillance algorithmique avait constitué une première en France. Ce dispositif permet l’analyse automatique des flux vidéo pour détecter des événements prédéfinis : mouvements de foule anormaux, objets abandonnés, franchissements de périmètres de sécurité ou comportements suspects. Contrairement à la reconnaissance faciale, la VSA ne vise pas à identifier des individus mais à repérer des situations potentiellement dangereuses. 

Le nouveau périmètre d’application est plus large que celui des JO : les grands événements et situations nécessitant un renforcement de la sécurité peuvent en bénéficier jusqu’en décembre 2027. 

Le groupe LFI a toutefois fait connaître ses doutes sur la constitutionnalité de la mesure, qui pourrait donc être attaquée. 

Rappelons qu’une précédente tentative de prolongation de la vidéosurveillance algorithmique, proposée dans la loi sur la sûreté dans les transports, avait été censurée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2025-878 DC du 24 avril 2025).